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LE MASCULINISME, UN PHÉNOMÈNE QUI S’ANCRE ET INQUIÈTE LES FRANÇAIS

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LE MMA, SUMMUM DU MASCULINISME ?

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LE MMA, AU-DELÀ D’UN PHÉNOMÈNE SPORTIF

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LE MASCULINISME, UN PHÉNOMÈNE QUI S’ANCRE ET INQUIÈTE LES FRANÇAIS

Selon le Haut Conseil à l’Égalité (rapport 2026), le masculinisme désigne « un courant défendant les droits des hommes dans une société décrite comme féminisée et dominée par les femmes », valorisant une identité masculine traditionnelle et présentant les hommes comme une communauté menacée nécessitant protection. Afin de comprendre l’ampleur du phénomène dans l’Hexagone, l’équipe Public Affairs d’Ipsos bva a réalisé en mars 2026 une enquête auprès de 1000 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population adulte française


UN PHÉNOMÈNE BIEN ANCRÉ EN FRANCE

Le rapport du HCE identifie trois postulats fondateurs du discours masculiniste : « le mythe de l’égalité déjà là » (l’égalité serait déjà atteinte), la théorie de « l’effet pervers » (le féminisme serait allé trop loin), et le discours de la « crise de la masculinité » (les hommes seraient fragilisés). L’ancrage de ces trois postulats en France est réel : pour 41% des hommes (contre 37% des femmes), le masculinisme ne serait que le reflet de réelles difficultés vécues par les hommes et la réponse à l’impression qu’ils « ne peuvent plus exprimer leur virilité sans être critiqués » (idée partagée par 47% des hommes Vs. 36% des femmes) ou que « l’égalité femmes-hommes est allée trop loin » (25% des hommes Vs. 16% des femmes). Pour un homme sur trois (33%), le masculinisme est donc « une réponse légitime aux dérives du féminisme » et pour 41% d’entre eux (contre 33% des femmes), il n’est « que le miroir du féminisme ».

33%

Pour un homme sur trois, le masculinisme est donc « une réponse légitime aux dérives du féminisme »


UNE PERCEPTION PARTIELLE

Néanmoins, bien qu’ancré, la prise de conscience de ce phénomène reste partielle en France. Si 71% des Français déclarent avoir déjà entendu parler du terme « masculinisme » (29% n’en ont jamais entendu parler), cette connaissance demeure assez superficielle : seuls 37% affirment savoir précisément ce dont il s’agit, tandis que 34% en ont entendu parler sans vraiment savoir ce que cela signifie. Cette connaissance varie selon l’âge, avec une meilleure identification chez les moins de 25 ans (80% de connaissance globale, dont 44% précise) que chez les plus âgés (68% des 60 ans et plus, dont 35% précise). Dans le même temps, seule une moitié des Français (48%) estime qu’il est présent dans notre pays, dont 10% le jugent « très présent », quand 45% considèrent qu’il a augmenté au cours des deux dernières années, un

71%

des Français déclarent avoir déjà entendu parler du terme « masculinisme »

Two colleagues having a discussion at one's desk, laptop and chart in front of them

UNE INQUIÉTUDE PARTICULIÈRE CHEZ LES PARENTS

Le masculinisme représente un vrai problème pour les parents d’enfants mineurs, 46% exprimant une crainte quant à l’influence des idées masculinistes sur eux et 43% redoutant même que leurs enfants y adhèrent un jour. Cette crainte témoigne d’une perception du masculinisme comme une idéologie potentiellement nocive pour le développement des jeunes générations et l’équilibre des rapports sociaux futurs. Le HCE va plus loin en qualifiant le masculinisme de « menace pour la sécurité nationale », soulignant que cette idéologie « ne se contente pas de perpétuer des stéréotypes ou de minimiser les inégalités : elle construit un récit alternatif dans lequel les hommes seraient désormais les véritables victimes d’un système qui les discriminerait ».

43%

redoute même que leurs enfants y adhèrent un jour

Two colleagues having a discussion at one's desk, laptop and chart in front of them

UN PHÉNOMÈNE À COMBATTRE

Pour autant, l’analyse des émotions suscitées par le masculinisme révèle la prédominance des connotations négatives : l’inquiétude domine (25 %), suivie de la colère (17 %) et de la tristesse (9 %). Les émotions positives (joie, espoir, sympathie) restent marginales, ne concernant que 5 % des Français tandis que 21 % se disent indifférents et 23 % sans émotion particulière.

Pour 67 % des Français, le masculinisme menace l’égalité femmes-hommes (sans différence entre femmes et hommes).

En réaction, 72 % estiment que les pouvoirs publics doivent agir pour lutter contre la diffusion des idées masculinistes (une idée partagée par 77 % des femmes contre 67 % des hommes).

Le HCE formule à ce propos vingt-six recommandations, appelant notamment à l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la radicalisation masculiniste, reconnaissant formellement ces formes de radicalisation misogynes comme des menaces avérées pour l’ordre public.

Cette étude dessine le portrait d’une société française où le masculinisme, bien que partiellement connu, reste majoritairement perçu comme problématique et contraire aux valeurs d’égalité. Les affects négatifs qu’il suscite, particulièrement l’inquiétude des parents, suggèrent une prise de conscience des risques qu’il représente pour la cohésion sociale et l’équilibre des rapports de genre, justifiant aux yeux d’une majorité une action des pouvoirs publics pour en limiter la diffusion. Le rapport du HCE confirme cette urgence en soulignant que le masculinisme s’est « professionnalisé et transformé en une véritable industrie lucrative » en se diffusant massivement via les réseaux sociaux et en touchant particulièrement les jeunes générations, ce qui justifie une réponse publique globale, coordonnée et durable.

L’analyse sociodémographique des résultats de l’enquête révèle des clivages significatifs. Les sympathisants de droite et d’extrême droite sont plus enclins à légitimer le masculinisme, tandis que les électeurs de gauche y sont majoritairement opposés. Les diplômés du supérieur et les catégories socioprofessionnelles privilégiées manifestent généralement une distance critique plus importante vis-à-vis du phénomène. À l’inverse, les ouvriers et les moins diplômés semblent plus réceptifs à certains arguments masculinistes, possiblement en lien avec un sentiment de déclassement social qui trouve dans cette rhétorique un exutoire.


LE MMA, SUMMUM DU MASCULINISME ?

LE MMA EN FRANCE Il a fallu attendre janvier 2020 pour que le MMA soit légalisé dans notre pays et depuis, les événements organisés à l’Accor Arena de Paris par l’UFC ou le PFL affichent complet en quelques minutes, les audiences télévisées crèvent le plafond et les fédérations FMMAF et FFKMDA enregistrent plus de 80 000 pratiquants cette année. La France est même devenue la troisième nation la plus représentée dans les organisations mondiales de combat libre derrière les États-Unis et le Brésil . En France, Ciryl Gane ( à droite ), affectueusement surnommé « Bon Gamin », compte parmi les superstars du MMA et a été le seul Français invité au tournoi organisé le 14 juin 2026 pour l’anniversaire de Donald Trump à la Maison-Blanche. Confronté au Brésilien Alex Pereira, il l’a battu par KO technique au deuxième round avant d’aller saluer le président américain. Dans un registre totalement différent, Benoît Saint Denis, alias « God of War », fascine le public. Cet ancien membre des forces spéciales françaises propose un style de combat d’une intensité rare et incarne la figure du guerrier.

Plus de

80000 PRATIQUANTS

La France 3ème pays le plus représenté

Cyril Gane « Bon Gamin »


Benoît Saint Denis

Nassourdine Imavov

Cédric Doumbé

Morgane Dehaye

Delphine Benouaich

Baysangur Chamsoudinov

Lucie Bertaud

Océane Samson

Salahdine Parnasse

Manon Fiorot


QUEL RAPPORT AVEC

LE MASCULINISME ? Au-delà de la performance athlétique, l’ascension du MMA soulève des questions sur son lien avec le masculinisme. Ce mouvement idéologique, qui estime que les hommes traversent une crise dans la société moderne et prône un retour aux valeurs traditionnelles de la virilité, trouve parfois un écho dans ce sport. Par sa nature brute, mêlant coups, sang et domination physique, le MMA est souvent perçu comme l’expression ultime de la masculinité traditionnelle ; pour certains hommes en quête de repères, la cage représente même un refuge ou l’idéal du guerrier. Il y a dix ans, dans son livre «Se faire respecter» : Ethnographie de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis , le sociologue Akim Oualhaci avait déjà relié l’engouement pour le MMA à la volonté de certains jeunes, les hommes en priorité, de se construire une identité masculine forte et regagner une forme de respectabilité sociale face aux inégalités. Pour lui, dans un contexte de précarité et de discriminations, le corps devient l’un des seuls capitaux disponibles et la salle de sport devient un espace d’entre-soi où les jeunes peuvent regagner une dignité et un respect qu’ils pensent leur être refusés à l’extérieur. Les risques de dérives de surperformance viriliste ne manquent pas, ni de récupération. Cyril Lemba, Fondateur du média Just See Real, voit dans le MMA « un nouvel espace investi politiquement qu’une partie de l’extrême droite identitaire tente de capter : culte de la force, discours de rejet des valeurs progressistes… » et interroge « le MMA serait-il devenu une arme culturelle ? ». Les Active Clubs regroupent déjà aux États-Unis et en Europe des hommes qui se reconnaissent dans ces valeurs et qui en s’entraînant ensemble, développent une solidarité fondée sur l’effort, la discipline et la loyauté, des valeurs phares de l’idéologie fasciste. Le corps musclé, endurant, prêt au combat devient le symbole d’un ordre moral et racial à restaurer. Pour Francis Dupuis-Déri , professeur en science politique, « la crise de la masculinité est un discours qu’on entend depuis au moins l’Antiquité romaine – et aujourd’hui partout sur la planète – qui laisse entendre que les hommes vont très mal à cause des femmes qui prendraient «notre» place d’homme et à cause des féministes qui nous critiqueraient méchamment … L’homme serait une victime des femmes et la solution serait de revaloriser une masculinité conventionnelle qui aurait été malmenée par la féminisation de la société ». La sociologue Mélissa Blais, spécialiste de l’antiféminisme, voit même dans le masculinisme un projet global visant à remettre les femmes à une place assignée (mère au foyer, conjointe docile) en prétendant que c’est la seule façon de « sauver les hommes ». Quant à l’historienne Christine Bard , elle le considère comme un véritable mouvement politique réactionnaire qui s’organise à chaque fois que les femmes gagnent de nouveaux droits. Les réseaux sociaux fonctionnent comme un amplificateur puissant avec des algorithmes qui surexposent à des contenus virilistes et antiféministes plus ou moins violents. De nombreux influenceurs de la mouvance « mâle alpha » exacerbent cette image d’hyper-virilité et se servent des sports de combat pour vendre des formations ou promouvoir une idéologie où l’homme se doit d’être fort, dominant et intraitable. Le Haut Comité sur l’égalité en France lance l’alerte dans son Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste et note que « 17 % des Français de 15 ans et plus, soit près de 10 millions de personnes, adhèrent à un sexisme hostile aux femmes qui peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes ». Dans ce contexte, tout ce qui encourage les inégalités femmes-hommes, contenus numériques ou expressions viriles radicales, risque « d’amplifier des discriminations et structurer un système idéologique qui peut légitimer le passage à l’acte, banaliser des violences et, dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. C’est une menace à l’ordre public et un enjeu de sécurité nationale ». Pour autant, il n’est pas inutile de séparer récupération idéologique et réalité du MMA professionnel, une discipline codifiée reposant sur le respect de l’adversaire et une rigueur martiale. On l’a vu aussi, c’est un sport où les femmes excellent et s’imposent, comme le souligne Tevi Say (championne de Kung Fu, première combattante française de MMA, professeure à la United Fight Team et fondatrice des MMA Girls à Paris et Nantes).

Océane Samson « L’apprentissage d’un sport de combat donne confiance et permet de revenir dans son corps. Les femmes réapprennent à rentrer en contact avec d’autres et à être en opposition, s’affirmer et se rendre compte que leur corps est fort aussi, que leur corps existe et qu’il est là, qu’il peut se renforcer et que ce n’est pas fini. Elles sont maîtresses de leur corps et de leur esprit. C’est très libérateur ».


LE MMA, AU-DELÀ D’UN PHÉNOMÈNE SPORTIF

UNE AUDIENCE EN CROISSANCE RAPIDE,

PARTICULIÈREMENT AUPRÈS D’UN PUBLIC

MASCULIN ET JEUNE Depuis sa légalisation officielle en 2020 en France, le MMA (Mixed Martial Arts) est devenu un véritable phénomène de société : on attend 80 000 pratiquants réguliers dans les salles françaises pour 2026, et on compte déjà 12 000 licenciés par la French MMA Federation. 350 clubs les accueillent un peu partout en France et le Zénith de Paris ou les Arènes de Béziers organisent régulièrement des combats suivis par des milliers de fans, tout comme ceux de la MMA League et les championnats amateurs (qui ont eu lieu fin mai/début juin 2025).

Qu’en pensent les Français ? Pour le savoir, Ipsos BVA les a interrogés via sa plateforme en ligne Ipsos. Digital et l’on découvre d’abord que 79 % d’entre eux déclarent connaître le MMA, un chiffre particulièrement élevé quand on se souvient que les compétitions avec frappes au sol étaient interdites il y a moins de six ans.

Pour autant, notoriété ne dit pas intérêt. Seuls 2 % des Français se disent fans de MMA, 4 % affirment s’y intéresser régulièrement et 18 % occasionnellement ; 55 % le connaissent mais ne s’y intéressent pas et 21 % ne le connaissent pas du tout.

Le MMA a donc réussi en quelques années à se construire une visibilité forte auprès des Français. Mais quelques nuances importantes existent derrière ce constat général :

  • Les jeunes sont plus exposés au MMA que leurs aînés, puisque 88% des 18-34 ans déclarent connaître le MMA, pour 81 % des 35-54 ans et 69 % des 55-75 ans. Cette surreprésentation des 18-34 ans est plus marquée encore dans le public qui s’intéresse à la discipline : ils représentent en effet plus de la moitié des fans de MMA, et la moitié des répondants qui s’y intéressent régulièrement.

  • À cette nuance d’âge, il faut ajouter aussi une lecture par genre : un tiers des hommes s’intéressent au moins occasionnellement au MMA (soit 41 % de ceux qui connaissent la discipline). Les femmes sont 14 % à s’y intéresser au moins occasionnellement (soit 20 % de celles qui connaissent la discipline). Les hommes sont donc plus susceptibles que les femmes de s’intéresser au MMA une fois qu’ils ont découvert l’existence de ce sport.

On observe donc une tendance de fond avec une proximité plus marquée entre le MMA et les hommes jeunes que dans le reste de la population française.

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60%

Depuis sa légalisation officielle en 2020 en France, le MMA (Mixed Martial Arts) est devenu un véritable phénomène de société : on attend 80 000 pratiquants réguliers dans les salles françaises pour 2026, et on compte déjà 12 000 licenciés par la French MMA Federation. 350 clubs les accueillent un peu partout en France et le Zénith de Paris ou les Arènes de Béziers organisent régulièrement des combats suivis par des milliers de fans, tout comme ceux de la MMA League et les championnats amateurs (qui ont eu lieu fin mai/début juin 2025).

Qu’en pensent les Français ? Pour le savoir, Ipsos BVA les a interrogés via sa plateforme en ligne Ipsos. Digital et l’on découvre d’abord que 79 % d’entre eux déclarent connaître le MMA, un chiffre particulièrement élevé quand on se souvient que les compétitions avec frappes au sol étaient interdites il y a moins de six ans.

Pour autant, notoriété ne dit pas intérêt. Seuls 2 % des Français se disent fans de MMA, 4 % affirment s’y intéresser régulièrement et 18 % occasionnellement ; 55 % le connaissent mais ne s’y intéressent pas et 21 % ne le connaissent pas du tout.

Le MMA a donc réussi en quelques années à se construire une visibilité forte auprès des Français. Mais quelques nuances importantes existent derrière ce constat général :

  • Les jeunes sont plus exposés au MMA que leurs aînés, puisque 88% des 18-34 ans déclarent connaître le MMA, pour 81 % des 35-54 ans et 69 % des 55-75 ans. Cette surreprésentation des 18-34 ans est plus marquée encore dans le public qui s’intéresse à la discipline : ils représentent en effet plus de la moitié des fans de MMA, et la moitié des répondants qui s’y intéressent régulièrement.

  • À cette nuance d’âge, il faut ajouter aussi une lecture par genre : un tiers des hommes s’intéressent au moins occasionnellement au MMA (soit 41 % de ceux qui connaissent la discipline). Les femmes sont 14 % à s’y intéresser au moins occasionnellement (soit 20 % de celles qui connaissent la discipline). Les hommes sont donc plus susceptibles que les femmes de s’intéresser au MMA une fois qu’ils ont découvert l’existence de ce sport.

On observe donc une tendance de fond avec une proximité plus marquée entre le MMA et les hommes jeunes que dans le reste de la population française.

88%

des 18-34 ans déclarent connaître le MMA

Cyril Gane « Bon Gamin »

16-25

The Optimists

Portrait of young female apprentice in coveralls with safety glasses tucked into collar

Mindset: Hopeful, enthusiastic, and values-driven. Sees potential everywhere and believes the organisation wants to do the right thing.

Experience overview: Highly positive across leadership, culture, and wellbeing — but lowest sense of belonging. Still forming identity, networks, and confidence.

What they need: Connection, inclusion, and reassurance they belong.

Risks: Optimism fades quickly into disengagement or early exit.

40% of 16-25-year-olds across 30 countries say they often feel lonely at work, in comparison to a total population average of 33%.1
40%

Mindset: Motivated but questioning. Ambitious, capable, and increasingly aware of gaps between intent and reality affecting trust levels.

Experience overview: Noticeable dip in positivity as the 'honeymoon' ends. Trust and confidence in change decline, yet intent to stay rises.

What they need: Transparency, follow-through, and visible progress.

Risks: Scepticism hardens into cynicism.

According to people across 30 countries, 26-35-year-olds rank #1 as the age group most likely to be at ease with digital tools, with artificial intelligence, and to be innovative in the workplace.1

26-35

The Realists

Portrait of young man, arms crossed and looking pensive

36-45

The Squeezed Middle

Business woman, distracted and recording a memo on phone whilst holding a clipboard

Mindset: Committed, responsible, and stretched. Carries delivery, people leadership, and organisational friction simultaneously.

Experience overview: Strain and workload are high due to process and tool barriers, yet pride, enjoyment, and commitment remain resilient.

What they need: Better systems, clearer priorities, and reduced friction.

Risks: Burnout and quiet withdrawal.

Globally, the 36-45 age band overindex on responding to emails or work calls outside of their working hours, performing tasks outside of their role, and working unpaid overtime. This pattern is even more pronounced among G7 countries.1

Mindset: Grounded, pragmatic, and steady. Values clarity, predictability, and respect for experience.

Experience overview: Positivity mirrors 36–45 but with lower strain. Less excitable than younger cohorts, yet content and loyal when conditions are stable.

What they need: Consistency, autonomy, and recognition of expertise.

Risks: Disengagement through loss of trust or sudden change.

46-55

The Stable

Woman smiling in thought, hand and face raised upwards

56-65

The Selectively Positive

Portrait of a senior physician, holding an ipad and wearing stethoscope and labcoat

Mindset: Experienced, discerning, and intentional. Invests energy where it feels worthwhile and authentic.

Experience overview: Lower confidence in communication, development, and executive trust — but higher enjoyment, values alignment, and belonging.

What they need: Respect, honest communication, and meaningful contribution.

Risks: Selective disengagement or earlier than expected exit.

Across 30 countries, public perception is that the 56-65-year-olds are the age group who would most often feel like different age groups don’t respect them. In fact, they’re the least likely. Actually, just 21% of this older group of employees say they often feel like this, with this sentiment much more prevalent among the 16-25-year-olds (40%).

Thought starters

How can you provide the 16-25s with opportunities to embed themselves into your organisation and cultivate a sense of belonging?

How can you maintain career momentum as positivity about career development continues to drop in older age bands?

How can consistency and respect offset negativity around workplace change?

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Hollie Gibbs Portrait

Hollie Gibbs Associate Consultant, Ipsos Karian and Box

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Footnotes

1. Ipsos Global Advisor. 22,693 adults under the age of 75 across 30 countries, interviewed between 20 February and 6 March, 2026.

IPSOS GENERATIONS REPORT 2026

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